Retrouvez l’essentiel de la conférence « Carte de presse : quels revenus pour l’obtenir ? ».

De gauche à droite : Claude Cordier, Loïc Hervouet, Isabelle Bordes. Photo : Noémie Lair

Avec Claude Cordier, représentant SNJ et président de la CCIJP (Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnels) et Isabelle Bordes, journaliste à Ouest-France, élue CFDT à la CCIJP. Conférence animée par Loïc Hervouet, journaliste, ancien directeur général de l’ESJ Lille. Mercredi, de 9h30 à 11 heures.

LES ENJEUX

En 2015, ce sont 35 928 cartes de presse qui ont été attribuées en France. Un chiffre en baisse depuis quelques années. Pour obtenir cette carte de presse, il faut que l’activité journalistique soit « une occupation principale et régulière (3 mois consécutifs pour une première demande) » et que celle-ci « procure au postulant l’essentiel de ses ressources soit plus de 50% ». Si ces conditions d’attributions semblent au premier abord très objectives, la CCIJP débat souvent sur les conditions d’attribution.

CE QU’ILS ONT DIT 

Claude Cordier, représentant SNJ et président de la CCIJP: « La CCIJP n’est une commission pas hors sol. C’est une administration qui suit l’évolution de la presse et qui s’y adapte. On s’aperçoit que l’entrée dans la profession est de plus en plus difficile. Il faut savoir que la carte de presse est renouvelée chaque année : on n’est pas journaliste à vie. Les principaux débats sur la carte de presse en commission ne portent pas sur les revenus mais sur leur nature. C’est parfois très compliqué, par exemple sur les émissions d'”infotainment”, de savoir si une activité relève effectivement du journalisme ou non.»

Isabelle Bordes, journaliste à Ouest France, élue CFDT à la CCIJP« La carte de presse est un véritable outil de travail. Elle sert à trouver du travail, c’est un sésame. C’est aussi un rempart social. Quand on a une carte de presse et qu’on montre notre ancienneté, on est mieux payé. Lorsque l’on est pigiste, on peut demander une rémunération plus élevée. Enfin, si la carte de presse ne fait pas le journaliste, elle sert à être reconnu dans la profession. »

A RETENIR

De nombreux journalistes peuvent faire face à des difficultés pour obtenir leur carte de presse. D’autres, aux statuts plus flous que le salariat, sont dans des situations parfois très précaires. C’est notamment le cas de journalistes auto-entrepreneurs, intermittents du spectacle, ou de ceux qui sont rémunérés en droits d’auteur.

Chloé MARRIAULT